Comment améliorer la traçabilité de la cire d’abeille ?

Les apiculteurs font sans cesse état de problèmes de colonie suite à l’utilisation de lots de cire gaufrée d’origine extérieure. La France elle-même ne pouvant pas être autosuffisante dans le domaine, il est impératif dans l’état actuel des choses, d’améliorer la traçabilité de la cire d’abeille qu’elle importe pour ne pas mettre en danger la filière apiculture. Mais comment s’y prendre ? Voici quelques pistes que l’apiculteur peut exploiter.

Ne pas mélanger les cires de différentes qualités

Pour assurer la traçabilité et surtout la gestion différentielle des cires, il est conseillé de ne pas mélanger les cires de différentes qualités, selon les cadres de corps, les cadres de hausses, les opercules, et surtout les âges.

En effet, il est important de renouveler régulièrement les vieilles cires par l’introduction de nouvelles feuilles. Cela permet de limiter l’accumulation des contaminants et des agents pathogènes auxquels la colonie est exposée. Puisque chaque introduction de nouvelle feuille demande d’abord l’évaluation du bâtissage par les abeilles et du développement du couvain, cela permet alors de repérer et de retracer les cires non conformes. À noter que les cires des cadres issus de ruches malades, déformés, attaqués par la fausse teigne ou dont la cire est noire ne sont plus à utiliser pour la refonte dans le cas d’un usage apicole.

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Garder les échantillons des achats de cire

L’idéal pour un apiculteur est de transformer son lot personnel de cire et d’être en circuit fermé. Cela lui permettra de garder sa colonie hors de danger, à condition bien évidemment de disposer de la quantité suffisante. Mais puisque ce n’est pas souvent le cas, l’apiculteur est dans l’obligation de faire appel à un cirier. Même s’il exige de ce dernier de la cire pure, non adultérée avec des cires d’origine étrangère ou avec de la paraffine, dans 30 % des cas, les produits présentés sont falsifiés.

Il est donc important de garder les échantillons de chaque achat de cire pour pouvoir effectuer les tests de qualité (en cas de doute) ou des analyses de résidus (en cas de suspicion d’intoxication) s’ils n’ont pas encore été faits comme dans le cas de nouveau fournisseur. Cela permet également d’assurer la traçabilité du produit. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter ce site.

Conserver les documents d’achat de cire

Pour améliorer la traçabilité de la cire d’abeille, il est aussi primordial de conserver les documents de son achat. Déjà, il faut donc exiger ces documents auprès du fournisseur. Ensuite, il faut savoir que parmi ces documents, le certificat d’origine de la cire et le bulletin d’analyse de résidus et d’adultération sont les plus importants. Pour permettre une bonne traçabilité, la facture d’achat ou la facture de transformation de la cire devra mettre en valeur le type de cire, le numéro de lot et l’attestation de gaufrage de lot personnel si c’est le cas.

Tracer chaque nouvelle feuille de cire introduite

Dans l’objectif d’assurer la traçabilité de la cire d’abeille, il est fortement conseillé d’utiliser des techniques de marquage des cadres lors de l’introduction de nouvelles feuilles. À cet effet, on peut par exemple utiliser des codes couleur sur les têtes de cadres. Il est également recommandé de noter les numéros de lot de chaque feuille de cire introduite afin d’identifier les produits défaillants en cas de problème.

 

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